Lorsque Xavier DARCOS, ministre de l'éducation nationale, annonce la mise en place des heures de soutien, suite à la suppression du samedi matin, c’est pour « ceux qui en ont le plus besoin, ces 15 % d’élèves qui sont en grande difficulté… ». On connaît la suite : la suppression programmée de 3000 postes de RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées aux Enfants en Difficulté)…
Sans parler des autres réformes en cours ou à venir... Mais tout ne se joue pas ici… Selon Eddy KHALDI, auteur avec Muriel FITOUSSI, d’un ouvrage « Main basse sur l’école publique », la lente casse de l’école est programmée depuis un certain temps…
Ils se sont penchés sur la généalogie des idées qui marquent ce gouvernement, en matière d'éducation nationale. Celles-ci vont puiser dans un vivier idéologiquement marqué, qui emprunte aussi bien au Club de l'Horloge (extrême-droite) qu'à l'Opus Dei.
Pour en arriver à la conclusion suivante : une marchandisation rampante devenue aujourd’hui franchement galopante…
OUI, Darcos veut et peut démanteler l'école publique…
Un film de 22 minutes qui fait le point sur les récentes mobilisations d’octobre, à la lumière des révélations d’Eddy KHALDI...
Un film fait par des parents d’élèves pour les parents d’élèves et les enseignants…
La Libre Pensée se réclame de la raison et de la science. Elle est indépendante de tous les partis. Elle n'apporte aucun dogme. Elle vise à développer chez tous les hommes l'esprit de libre examen et de respect mutuel. Elle regarde les religions comme les pires obstacles à l'émancipation de la pensée. Elle est pour le strict respect et la promotion de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat de 1905.
21 décembre 2008
La Faisabilité Politique de l'Ajustement (1)
14 décembre 2008
L'agent Drozdov est mort
Alexeï von RIDIGER, alias Alexis II, le "Grand Schtroumpf" orthodoxe de Moscou, est mort le vendredi 5 décembre dans sa résidence de Peredelkino. Né en 1929 en Estonie, alors indépendante, le 15e patriarche de Moscou était issu d'une famille aristocratique d'origine allemande. Ce fils de prêtre est ordonné à son tour en 1950. Il entre en 1961 au monastère de la Trinité-Saint-Serge, cœur de l'orthodoxie russe et franchit les étapes de la hiérarchie orthodoxe à une rapidité foudroyante : évêque, archevêque puis métropolite dès les années 1960, et parallèlement "vice-président du département des relations extérieures du patriarcat", un poste qui l'amène à entretenir des relations avec l'Etat russe et avec les autres Eglises chrétiennes. Il prend dès cette période une part active au dialogue oecuménique.Ce qui fait dire aux mauvaises langues - et Dieu sait qu'il y en a en ce bas monde ! - que cette ascension hallucinante (qui fait de celle du Christ un ridicule saut de puce) est due à sa collaboration avec le KGB ! Plusieurs historiens ont osé affirmer qu’Alexis II était en réalité l’agent «Drozdov» chargé d'espionner l’Eglise de l’intérieur pour le compte des services secrets et par la même occasion de servir à la fois Dieu et l'Etat.
De là sans doute la bousculade de dignitaires du régime qui ont rendu hommage au "leader spirituel" et "grand citoyen", son peut-être ex-collègue Vladimir Poutine en tête, déplorant un "événement tragique" pour le pays. "C'était une
belle âme, c'est une grande perte", a-t-il déclaré, suffoqué de douleur. Il n'en avait pas tant fait après l'assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa.
Le président russe Dmitri Medvedev a rendu hommage depuis New Delhi à un "grand citoyen de Russie" dont le "destin reflète les plus grandes épreuves du XXe siècle".
Ratzinger, alias Benoît XVI, s'est dit "profondément attristé" par la mort de Ridiger, alias Alexis II, et a salué son engagement "sur la voie de la compréhension mutuelle et de la collaboration entre orthodoxes et catholiques".
Le patriarche russe a connu sa propre guerre froide avec les catholiques, qu'il accusait de "prosélytisme" en Russie, et avait refusé de recevoir ce polack de Jean Paul II. Avec Ratzinger, les relations sont devenues plus détendues.
Pour le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Terry Davis, Alexis II restera "dans les mémoires pour le rôle majeur qu'il a joué dans son pays pendant la délicate période de transition qui a suivi l'effondrement de l'Union soviétique".
Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko dont les efforts pour créer en Ukraine une Eglise orthodoxe unie, indépendante du patriarcat de Moscou, étaient très mal vus en Russie a exprimé sa "profonde tristesse".
Les activités d'Alexis II ont "considérablement contribué à la renaissance de la religion dans les pays d'ex-URSS", a-t-il fait valoir.
Le patriarche orthodoxe géorgien Ilia II a qualifié Alexis II d'"ami de l'église et du peuple géorgiens". Le dignitaire, dont le pays avait été en guerre avec la Russie en août, a exprimé à cette occasion sa "sympathie envers le peuple russe".
Toomas Hendrik Ilves, président de l'Estonie où Alexis II était né et qui est en froid avec la Russie, a souligné dans une lettre à Dmitri Medvedev que le patriarche avait "un intérêt sincère pour tout ce qui se passait en Estonie, et cela avec une rare compréhension".
Le président bulgare Guéorgui Parvanov a lui aussi rendu hommage au patriarche.
Les églises orthodoxes serbe, grecque et roumaine ont présenté leurs condoléances, Athènes soulignant qu'Alexis II avait conduit l'église russe "vers une période du renouveau spirituel".
Le président américain George W. Bush, qui a offert sa sympathie à tous les croyants de Russie, a lui aussi estimé que les années d'Alexis II à la tête de l'Eglise orthodoxe russe ont coïncidé avec un "incroyable renouveau" spirituel.
Pour le métropolite bulgare Dometian, Alexis II a ouvert "une nouvelle époque dans la vie de l'Eglise orthodoxe russe, après le totalitarisme, en la rapprochant du peuple".
A Moscou, les communautés juive et musulmane ont salué l'engagement d'Alexis II envers un dialogue interconfessionnel : "Le patriarche a apporté une contribution inestimable au renouveau de la spiritualité en Russie et à l'harmonisation des relations entre les confessions traditionnelles", a réagi le grand rabbin Berl Lazar.
"Alexis II était l'un de ceux qui ont organisé un dialogue interconfessionnel dans notre pays et à l'étranger", a commenté le vice-président du conseil des muftis, Damir Guizatoulline.
La veuve du très réactionnaire Alexandre Soljenitsyne, Natalia, a estimé que la mort du patriarche était une "épreuve" pour le pays et a appelé les Russes à "cesser tous leurs différends et à s'unir en ces temps difficiles".
Le peintre Ilia Glazounov a jugé que toute "une époque de l'histoire russe" serait liée au nom d'Alexis II. "Il a tant fait après les pogroms de l'athéisme militant, il a fait restaurer tant d'églises !", s'est-il exclamé.
"De l'époque soviétique à nos jours en passant par la perestroïka, il a tenu bon et oeuvré pour la renaissance de l'Eglise orthodoxe russe, c'était un don de Dieu", a déclaré le cinéaste Nikita Mikhalkov.
"Je suis bouleversé, j'ai du mal à trouver des mots. J'éprouvais un immense respect à son égard", a déclaré Mikhaïl Gorbatchev, qui suivait de près Poutine devant tous ceux qui se bousculaient au portillon de la salle mortuaire.
belle âme, c'est une grande perte", a-t-il déclaré, suffoqué de douleur. Il n'en avait pas tant fait après l'assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa.Le président russe Dmitri Medvedev a rendu hommage depuis New Delhi à un "grand citoyen de Russie" dont le "destin reflète les plus grandes épreuves du XXe siècle".
Ratzinger, alias Benoît XVI, s'est dit "profondément attristé" par la mort de Ridiger, alias Alexis II, et a salué son engagement "sur la voie de la compréhension mutuelle et de la collaboration entre orthodoxes et catholiques".
Le patriarche russe a connu sa propre guerre froide avec les catholiques, qu'il accusait de "prosélytisme" en Russie, et avait refusé de recevoir ce polack de Jean Paul II. Avec Ratzinger, les relations sont devenues plus détendues.
Pour le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Terry Davis, Alexis II restera "dans les mémoires pour le rôle majeur qu'il a joué dans son pays pendant la délicate période de transition qui a suivi l'effondrement de l'Union soviétique".
Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko dont les efforts pour créer en Ukraine une Eglise orthodoxe unie, indépendante du patriarcat de Moscou, étaient très mal vus en Russie a exprimé sa "profonde tristesse".
Les activités d'Alexis II ont "considérablement contribué à la renaissance de la religion dans les pays d'ex-URSS", a-t-il fait valoir.
Le patriarche orthodoxe géorgien Ilia II a qualifié Alexis II d'"ami de l'église et du peuple géorgiens". Le dignitaire, dont le pays avait été en guerre avec la Russie en août, a exprimé à cette occasion sa "sympathie envers le peuple russe".
Toomas Hendrik Ilves, président de l'Estonie où Alexis II était né et qui est en froid avec la Russie, a souligné dans une lettre à Dmitri Medvedev que le patriarche avait "un intérêt sincère pour tout ce qui se passait en Estonie, et cela avec une rare compréhension".
Le président bulgare Guéorgui Parvanov a lui aussi rendu hommage au patriarche.
Les églises orthodoxes serbe, grecque et roumaine ont présenté leurs condoléances, Athènes soulignant qu'Alexis II avait conduit l'église russe "vers une période du renouveau spirituel".
Le président américain George W. Bush, qui a offert sa sympathie à tous les croyants de Russie, a lui aussi estimé que les années d'Alexis II à la tête de l'Eglise orthodoxe russe ont coïncidé avec un "incroyable renouveau" spirituel.
Pour le métropolite bulgare Dometian, Alexis II a ouvert "une nouvelle époque dans la vie de l'Eglise orthodoxe russe, après le totalitarisme, en la rapprochant du peuple".
A Moscou, les communautés juive et musulmane ont salué l'engagement d'Alexis II envers un dialogue interconfessionnel : "Le patriarche a apporté une contribution inestimable au renouveau de la spiritualité en Russie et à l'harmonisation des relations entre les confessions traditionnelles", a réagi le grand rabbin Berl Lazar.
"Alexis II était l'un de ceux qui ont organisé un dialogue interconfessionnel dans notre pays et à l'étranger", a commenté le vice-président du conseil des muftis, Damir Guizatoulline.
La veuve du très réactionnaire Alexandre Soljenitsyne, Natalia, a estimé que la mort du patriarche était une "épreuve" pour le pays et a appelé les Russes à "cesser tous leurs différends et à s'unir en ces temps difficiles".
Le peintre Ilia Glazounov a jugé que toute "une époque de l'histoire russe" serait liée au nom d'Alexis II. "Il a tant fait après les pogroms de l'athéisme militant, il a fait restaurer tant d'églises !", s'est-il exclamé.
"De l'époque soviétique à nos jours en passant par la perestroïka, il a tenu bon et oeuvré pour la renaissance de l'Eglise orthodoxe russe, c'était un don de Dieu", a déclaré le cinéaste Nikita Mikhalkov.
"Je suis bouleversé, j'ai du mal à trouver des mots. J'éprouvais un immense respect à son égard", a déclaré Mikhaïl Gorbatchev, qui suivait de près Poutine devant tous ceux qui se bousculaient au portillon de la salle mortuaire.
L'agent Drozdov a eu une belle carrière, sous tous les régimes.
D’après AFP le 05/12/2008
30 novembre 2008
Maudite soit la guerre !
le discours de Marc BLONDEL
Un membre éminent de la Commission Administrative Nationale de la libre pensée m’a gentiment fait cadeau, lors de notre dernière rencontre, d’une minuscule bougie manufacturée par « le souvenir français » et sponsorisé par les Conseils régionaux du Nord de la France et les journaux locaux en vue de sauvegarder la mémoire en allumant une flamme dans la nuit du 10 au 11 novembre en hommage aux soldats de la grande guerre.
Ainsi il suffirait de ce geste symbolique, quelque peu ambigu. N’est-ce pas la flamme qui est sensée attester la présence de l’Eucharistie dans les Eglises, pour que la mémoire de tous ceux qui ont participé et surtout subit la boucherie guerrière la plus importante que le monde dit civilisé ait connu, soit respectée.
La guerre, la grande guerre durera 4 années, elle exigera la mobilisation de 70 millions d’hommes dans le monde, il y aura 8 millions de morts et 20 millions de blessés, elle laissera la pire des destructions des édifices, maisons et villes, mais aussi morales et psychiques pour des millions de parents qui pleureront leurs enfants disparus, pour 640 000 épouses qui ont perdu leur mari et pour 760.000 enfants qui ne reverront jamais leur père, il y aura 740.000 mutilés.
Cela conduira à un traumatisme qui laissera des traces. Cette guerre que d’anciens qualifient d’industrielle, a tout simplement marqué l’entrée dans le massacre de masse qui sera manifestement réédité non seulement avec la guerre 40 mais dans tous les conflits contemporains.
Et pourtant, un rapide coup d’œil sur les publications journalistiques de 1914 laissent perplexes, pour ne pas dire révoltés. L’inconscience marqué de puérilité du Président Paul Deschanel qui qualifia à l’Assemblée Nationale de conflit … à la française, l’équivoque existe encore lorsqu’on indique que les français sont partis la fleur au fusil, cela mérite analyse. Si les français répondirent à la mobilisation du 1er août, déterminés, c’est par résignation, ils sont loin d’être enthousiastes, ils se persuadent que cela ne durera pas.
Que dire alors de la propagande annonçant que les balles allemandes … ne tuaient pas.
Mais quand bien même, le 31 août 1914 lorsque Paris sera bombardé pour la première fois de son histoire, les parisiens qui n’avaient pas conscience du danger comprennent que la guerre est totale, que personne n’est à l’abri.
Les Nations belligérantes auront ainsi engagé leur peuple, tout le peuple, dans le conflit.
Et pourtant des voix se sont élevées dans les milieux syndicaux et socialistes. Sur ce point je m’autorise, compte tenu des mes engagements militants, à citer Léon Jouhaux alors secrétaire général de la CGT : « Toute guerre n’est qu’un attentat contre la classe ouvrière, elle est un moyen sanglant et terrible de diversion à ses revendications ».
Malheureusement, après la mort de Jaurès, il abandonnera cette position et participera à l’Union Sacrée.
Jean Jaurès lui-même et le parti socialiste de l’époque qui développaient des thèses pacifistes et internationalistes, affirmaient cependant un patriotisme et refusaient l’antimilitarisme, ils préconisaient la nation armée.
Nous retrouverons les pacifistes dans les associations et notamment les libres penseurs qui certes n’auront pas un avis unanime mais partagerons tous l’idée, que la guerre était une hérésie et ne réglait aucun problème. Bien mieux la guerre appelait la guerre.
J’ai à l’occasion de la manifestation de Craonne, cité le nom de camarades qui furent, pour certains, accusés d’injures envers l’armée voire de fausses déclarations et poursuivis par la justice.
Je reprendrai, parce qu’elle vaut valeur de symbole, la déclaration de Pierre Brizon, député, qui participa à la conférence de Kienthal et déclara à la chambre :
« J’appelle ici l’attention du gouvernement et de la Chambre en m’adressant à leurs sentiments de sympathie et de justice pour le soldat du front, plus de peine de mort pour des coups de tête. Messieurs, à l’heure où je parle on fusille les soldats sur le front ! Des balles françaises assassinent des soldats français. Nous réclamons la même discipline pour les officiers que pour les soldats. Ne fusillez pas les généraux, je ne le demande pas. Mais ne fusillez pas non plus les soldats au nom de la discipline ».
Nous sommes en 1917.
Un membre éminent de la Commission Administrative Nationale de la libre pensée m’a gentiment fait cadeau, lors de notre dernière rencontre, d’une minuscule bougie manufacturée par « le souvenir français » et sponsorisé par les Conseils régionaux du Nord de la France et les journaux locaux en vue de sauvegarder la mémoire en allumant une flamme dans la nuit du 10 au 11 novembre en hommage aux soldats de la grande guerre.
Ainsi il suffirait de ce geste symbolique, quelque peu ambigu. N’est-ce pas la flamme qui est sensée attester la présence de l’Eucharistie dans les Eglises, pour que la mémoire de tous ceux qui ont participé et surtout subit la boucherie guerrière la plus importante que le monde dit civilisé ait connu, soit respectée.
La guerre, la grande guerre durera 4 années, elle exigera la mobilisation de 70 millions d’hommes dans le monde, il y aura 8 millions de morts et 20 millions de blessés, elle laissera la pire des destructions des édifices, maisons et villes, mais aussi morales et psychiques pour des millions de parents qui pleureront leurs enfants disparus, pour 640 000 épouses qui ont perdu leur mari et pour 760.000 enfants qui ne reverront jamais leur père, il y aura 740.000 mutilés.
Cela conduira à un traumatisme qui laissera des traces. Cette guerre que d’anciens qualifient d’industrielle, a tout simplement marqué l’entrée dans le massacre de masse qui sera manifestement réédité non seulement avec la guerre 40 mais dans tous les conflits contemporains.
Et pourtant, un rapide coup d’œil sur les publications journalistiques de 1914 laissent perplexes, pour ne pas dire révoltés. L’inconscience marqué de puérilité du Président Paul Deschanel qui qualifia à l’Assemblée Nationale de conflit … à la française, l’équivoque existe encore lorsqu’on indique que les français sont partis la fleur au fusil, cela mérite analyse. Si les français répondirent à la mobilisation du 1er août, déterminés, c’est par résignation, ils sont loin d’être enthousiastes, ils se persuadent que cela ne durera pas.
Que dire alors de la propagande annonçant que les balles allemandes … ne tuaient pas.
Mais quand bien même, le 31 août 1914 lorsque Paris sera bombardé pour la première fois de son histoire, les parisiens qui n’avaient pas conscience du danger comprennent que la guerre est totale, que personne n’est à l’abri.
Les Nations belligérantes auront ainsi engagé leur peuple, tout le peuple, dans le conflit.
Et pourtant des voix se sont élevées dans les milieux syndicaux et socialistes. Sur ce point je m’autorise, compte tenu des mes engagements militants, à citer Léon Jouhaux alors secrétaire général de la CGT : « Toute guerre n’est qu’un attentat contre la classe ouvrière, elle est un moyen sanglant et terrible de diversion à ses revendications ».Malheureusement, après la mort de Jaurès, il abandonnera cette position et participera à l’Union Sacrée.
Jean Jaurès lui-même et le parti socialiste de l’époque qui développaient des thèses pacifistes et internationalistes, affirmaient cependant un patriotisme et refusaient l’antimilitarisme, ils préconisaient la nation armée.
Nous retrouverons les pacifistes dans les associations et notamment les libres penseurs qui certes n’auront pas un avis unanime mais partagerons tous l’idée, que la guerre était une hérésie et ne réglait aucun problème. Bien mieux la guerre appelait la guerre.
J’ai à l’occasion de la manifestation de Craonne, cité le nom de camarades qui furent, pour certains, accusés d’injures envers l’armée voire de fausses déclarations et poursuivis par la justice.
Je reprendrai, parce qu’elle vaut valeur de symbole, la déclaration de Pierre Brizon, député, qui participa à la conférence de Kienthal et déclara à la chambre :
« J’appelle ici l’attention du gouvernement et de la Chambre en m’adressant à leurs sentiments de sympathie et de justice pour le soldat du front, plus de peine de mort pour des coups de tête. Messieurs, à l’heure où je parle on fusille les soldats sur le front ! Des balles françaises assassinent des soldats français. Nous réclamons la même discipline pour les officiers que pour les soldats. Ne fusillez pas les généraux, je ne le demande pas. Mais ne fusillez pas non plus les soldats au nom de la discipline ».Nous sommes en 1917.
Ainsi le constat est évident, quel que fut l’état d’esprit des belligérants, lors du début du conflit, ils partageaient tous le dégout de l’affrontement et de la tuerie.
Selon leur formation, leur structure de pensée, leur participation au combat, ils avaient tous conscience non seulement de l’inutilité de leurs actes, mais devinaient qu’ils étaient l’instrument de Généraux et d’Officiers qui étaient incapables de protéger leurs hommes.
Bien mieux, sans être un spécialiste de l’armée, il semble évident que la guerre, dite de tranchées, c’est-à-dire dans la mélasse et la gadoue, ne peut conduire qu’à des affrontements directs dont le résultat est subordonné aux assauts et à leur capacité de destruction, éliminant le plus grand nombre d’adversaires, en attendant le prochain assaut.
Devant cette barbarie, il y eut des héros, conscients ou inconscients, il y avait surtout des hommes qui comprenaient qu’ils tuaient des hommes. Ce faisant, ils se détruisaient eux-mêmes.
Les comportements ont donc changé, le contact journalier avec l’autre a conduit à des fraternisations. Dans leur malheur, ces hommes avaient le respect pour ceux que l’on avait désigné comme leur ennemi, ils partagèrent parfois leur misère.
Devant ces actes profondément humains, les autorités militaires décidèrent de se débarrasser
des indésirable.Pierre BRIZON que j’ai cité tout à l’heure, s’exprimant au front, aurait été fusillé pour l’exemple.
Selon Jean-Yves Le Naour Docteur en histoire, on recense 2400 condamnés à mort dont 680 ont été passés par les armes, les autres ayant été graciés par le Commandant en chef ou le Président de la République.
Les 680 militaires qui ont été passés par les armes à la suite de Conseils de guerre improvisés, furent donc tués par les balles françaises sous des prétextes différents.
Insulter un officier ou s’endormir quand on est sentinelle, se dissimuler pour éviter de monter à l’assaut, battre en retraite sans y être autorisé, autant de prétextes qui ont justifié les condamnations d’officiers débordés qui espéraient ainsi retrouver leur autorité.
Ce ne fut d’ailleurs pas les seuls, il y eu 306 fusillés chez les Britanniques, plus de 700 de l’armée italienne.
Il y en eu quelques dizaines dans l’armée allemande.
Il semble utile de préciser que la majeure partie des condamnations eurent lieu avant 1917, c’est-à-dire avant ce qu’on appelle les mutineries et qu’à l’époque le poilu n’avait pas de moyen de défense, aucun avocat, et les sanctions n’étaient pas susceptibles d’appel.
Il nous apparait alors que justice doit être rendue, on ne peut sérieusement opposer la situation de ceux que la guerre a détruit, ils ont tous mérité de la Nation. Enfants du peuple, ils sont morts lors d’un confit qu’ils n’avaient ni désiré ni fomenté.
L’ensemble des historiens s’accordent à démontrer la sauvagerie de ce conflit.
C’est la raison pour laquelle la Fédération Nationale de la Libre Pensée, associée à l’ARAC, à la Ligue des Droits de l’Hommes, l’Union Pacifiste et le Mouvement de la paix réclament, avec insistance, la réhabilitation des fusillés pour l’exemple.
Elles poursuivent ainsi les actions diversement engagées sur le plan individuel par les familles.
Il est évident qu’en accédant à cette demande la Présidence de la République rendrait justice à tous ceux, frères de combat, qui ont payé de leur personne.
Cette demande réitérée publiquement, ici à GENTIOUX à l’occasion du 11 novembre 2008, s’accompagne de notre détermination en faveur de la paix dans le monde.
Ici où au lendemain de la guerre, dès 1920, le Maire Jules Coutaud, épris de liberté, ayant lui-
Il faut dire que la commune avait payé un lourd tribut, 58 hommes ayant été tués.
Mais si la commune de GENTIOUX portait le deuil, elle ne pardonnait pas la cause, c’est ainsi que le monument présente comme une lueur d’espoir.
Un préadolescent qui, le poing fermé, stigmatise l’inscription « maudite soit la guerre ».
Ce monument qui, à ma connaissance, n’est toujours pas inauguré par les autorités publiques, est devenu, pour la population et pour les organisations pacifistes, un lien incontournable.
Depuis 1988, sur l’initiative de la Fédération Nationale de la Libre Pensée, le 11 novembre est devenu le rassemblement des pacifistes, pacifistes respectueux de mémoire, en quelque sorte, et pacifistes militants qui vomissent la guerre, toutes les guerres. Hier à aujourd’hui, guerres coloniales, tribales, économiques et religieuses, comme un Irak ou en Afghanistan, tout cela au nom du bien et du mal.
Eternel prétexte pour soumettre les hommes, leur faire abandonner leur liberté de conscience et de comportement.
Dire NON ! Refuser d’obéir, avoir le droit à la désobéissance, avoir le devoir de désobéissance, tel est le combat des libres penseurs ; hier comme aujourd’hui, de la Somme à Kaboul, tel est notre attachement à la liberté humaine. Il est imprescriptible.
Traditionnellement, des manifestations de cette nature ont lieu auprès de 50 monuments pacifistes. Cette année, nous avons, volontairement, consacré nos efforts sur GENTIOUX afin de donner plus de visibilité à notre requête 90 ans après l’armistice. Il est grand temps que l’ensemble des morts de la grande guerre réintègre la mémoire nationale qu’ils n’ont d’ailleurs jamais vraiment quittés du fait du combat de nos associations. Il est temps maintenant de les réhabiliter pleinement, publiquement, collectivement et sans fausse honte.
Il est évident que la réhabilitation des fusillés pour l’exemple s’inscrit dans le débat plus large du pacifisme. Je reprendrai en guise de conclusion et pour me faire comprendre, les données statistiques en matière d’armement, chiffres qui prennent toute leur importance compte tenu de
la situation de crise dans laquelle le capitalisme a entrainé le monde :2,5% du PIB mondial est consacré aux armements et à la guerre
1% suffirait pour réduire la faim dans le monde.
Chaque année, en Asie, au Moyen-Orient, en Amérique Latine et en Afrique, les pays émergents dépensent en moyenne 16 milliards d’euros pour les armes.
La guerre fait la richesse des capitalistes, 60% du total mondial des armes à feu appartiennent à des particuliers.
La France tient, malheureusement, une place déterminante dans ce constat.
A quelques instants de rendre hommage à Félix BAUDY, maçon de profession, syndicaliste, qui fut tiré au sort afin d’être fusillé par les siens, après avoir refusé de se laisser conduire à l’abattoir.
Qui doit-on condamner ? le respect de la vie et de la liberté ou l’obstination d’un Poincaré qui déclare, en refusant la grâce, « que l’heure n’était pas à la faiblesse ».
Comment ne pas, dans ces conditions, reprendre l’Internationale :
"et s’ils s’obstinent ces cannibales à faire de nous des héros, ils sauront bientôt que nos balles sont pour nos propres généraux … ".
dessins :
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Fernand Léger - Dessin du front
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11 septembre 2008
Visite papale : état de saint siège
Selon le journal le Figaro du 3 septembre 2008, un dispositif policier d’une ampleur rarement vue auparavant va être déployé pour assurer « la protection » du pape Benoît XVI. 6 000 policiers et gendarmes (3 500 à Paris et 2 500 à Lourdes), les troupes d’élites du RAID et du Service de protection des hautes personnalités seront mobilisées ainsi que la brigade fluviale. Des tireurs d’élite seront postés sur les toits de la Capitale. Des tenues NRBC pour incidents chimiques et bactériologiques seront à la disposition des policiers. Les démineurs sont partout à l’œuvre sur les parcours et lieux des réunions papales.Le porte-avion Clemenceau étant en désamiantage, le Charles de Gaulle et les sous-marins nucléaires lance-missiles étant pris sur d’autres terrains d’opération ne seront pas de la partie, mais c’est tout juste. Les Mirages et les Rafales peuvent intervenir à tout moment, au cas où. Disons-le nettement, c’est du délire.
Le Figaro poursuit : « Selon nos informations, la nébuleuse libertaire ainsi que celle des libres-penseurs brocardant les positions papales sont sous étroite surveillance pour éviter des dérapages. Dans le même esprit, les ultras de la cause « gay », tel qu’ACT-UP, sont également dans le collimateur en raison d’appels à des manifestation non contrôlées ». Ce délire sécuritaire préfigure sans doute ce qu’il adviendra bientôt avec le projet du fichier EDVIGE qui fichera tous les Elus, les militants et les adhérents de toutes les associations loi de 1901, des syndicats et des partis politiques comme de dangereux délinquants.
Nous comprenons enfin pourquoi Madame Michèle Alliot-Marie a refusé , à plusieurs reprises, de recevoir la Fédération nationale de la Libre Pensée qui lui demandait d’être entendue à propos de la révision annoncée de la loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat : elle avait peur pour sa sécurité. Elle a, par contre, reçu tous les représentants des religions dont chacun sait qu’ils sont des havres de paix et d’amour comme en témoigne les guerres en Irak, en Asie, au Proche-Orient et dans l’ex-Yougoslavie.
La Fédération nationale de la Libre Pensée rappelle qu’elle n’est pas une « nébuleuse » mais une association légale, dûment déclarée avec une Commission Administrative Nationale qui n’a rien de clandestine. Elle a des fédérations dans tous les départements. Elle anime aussi une association d’Elus locaux et un intergroupe parlementaire.
Comment ne pas constater que ce dispositif de « sécurité répressive » tous azimuts ne vise qu’à faire taire tous ceux qui ne plient pas les genoux pour recevoir « la sainte hostie » papiste. Il apparaît clairement que le gouvernement, faisant soumission au Vatican, entend interdire toute voix discordante dans le concert des louanges qui vont se déverser à flots pour glorifier l’ancien membre des jeunesses hitlériennes qui a reçu la mitre depuis.
ON NE NOUS FERA PAS TAIRE !
Sous l’égide de l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU) qui regroupe plus d’une centaine d’associations laïques dans quarante pays et qui a une représentation permanente à l’ONU, l’UNESCO, au Conseil de l’Europe, la Fédération nationale de la Libre Pensée avec une trentaine d’associations des différents continents tiendra
Un meeting laïque international
Au Gymnase Japy – 2 rue Japy – 75011 Paris
(Métro : Voltaire)
Le Dimanche 14 septembre 2008 à 13H
Contre le financement public des activités cultuelles !
Pour la laïcité en Europe !
Pour la séparation des États et des religions !
Sous la présidence de Marc Blondel, Président de la Libre Pensée, prendront notamment la parole : Gabriel Gaudy - Secrétaire général de l’Union Régionale d’Ile-de-France de la CGT-FO, La Ligue de l’Enseignement, Sonja Eggerickw - Présidente de l’IHEU, l’Union rationaliste, Le Mouvement Laïque du Québec, Etienne Pion - Secrétaire général du Mouvement Europe et Laïcité (CAEDEL), le Conseil National des Associations Familiales Laïques (CNAFAL), Georges Liénard – Secrétaire général de la Fédération Humaniste Européenne (FHE), l’Union des Athées, Albert Riba – Président de l’Union des Athées et des Libres Penseurs d’Espagne, Pierre Galand – Président du Centre d’Action Laïque de Belgique, Christian Eyschen – Secrétaire général de la Libre Pensée.
N’en déplaise à tous ceux qui veulent remettre en cause la laïcité de l’Etat garantie par la loi de 1905, nous serons très nombreux à Paris le 14 septembre 2008 au gymnase Japy pour dire :
N’en déplaise à tous ceux qui veulent remettre en cause la laïcité de l’Etat garantie par la loi de 1905, nous serons très nombreux à Paris le 14 septembre 2008 au gymnase Japy pour dire :
Ni dieu, ni maître !
A bas la Calotte !
Et vive la Sociale !
Visite papale : fermez cette école publique qu'Elle ne saurait voir !
Une école publique fermée à cause de la visite de Sa Sainteté Benoît XVIafp
Pour des raisons de sécurité, l'école maternelle située en face du collège des Bernardins, où Benoît XVI doit prononcer un discours, n'accueillera aucun enfant et aucun personnel vendredi après-midi. Aucune mise en place d'un service minimum n'est prévue.
La venue du pape Benoît XVI au collège des Bernardins vendredi 12 septembre, à l'occasion de sa visite à Paris, ne provoque pas seulement le déploiement d'un important dispositif policier.
L'école maternelle publique de la rue de Poissy (V° arrondissement), située 27, rue de Poissy, juste en face du collège des Bernardins (un édifice du XIIe siècle, ancien lieu d'étude et de recherche chrétien), sera fermée vendredi après-midi à partir de 13h30.
La venue du pape Benoît XVI au collège des Bernardins vendredi 12 septembre, à l'occasion de sa visite à Paris, ne provoque pas seulement le déploiement d'un important dispositif policier.
L'école maternelle publique de la rue de Poissy (V° arrondissement), située 27, rue de Poissy, juste en face du collège des Bernardins (un édifice du XIIe siècle, ancien lieu d'étude et de recherche chrétien), sera fermée vendredi après-midi à partir de 13h30.
"Aucun enfant et aucun personnel ne seront présents dans l'établissement" vendredi après-midi, a-t-on appris auprès de l'administration de l'école de la mairie de Paris.
"Seule la gardienne sera présente afin d'ouvrir aux policiers si nécessaire", a-t-il été précisé.
Aucun service minimum n'est prévu pour les enfants et les parents devront donc les prendre en charge eux-mêmes.
Trois mille cinq cents policiers et gendarmes seront mobilisés vendredi et samedi à Paris à l'occasion de la visite du pape Benoît XVI, a indiqué Jean-François Demarais, responsable de la direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) à la préfecture de police.
Aucun service minimum n'est prévu pour les enfants et les parents devront donc les prendre en charge eux-mêmes.
Trois mille cinq cents policiers et gendarmes seront mobilisés vendredi et samedi à Paris à l'occasion de la visite du pape Benoît XVI, a indiqué Jean-François Demarais, responsable de la direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) à la préfecture de police.
Visite papale : exploitation de la jeunesse !
L'autel et le siège du pape fabriqués par des jeunes en difficulté afp
Autel, siège papal, support pour la statue de la Vierge: une partie du mobilier et de la décoration florale de la messe du pape prévue samedi aux Invalides à Paris a été fabriquée par des jeunes en difficulté de la fondation d'Auteuil.
Près de deux cents heures de travail ont été nécessaires aux jeunes du lycée professionnel Saint-Philippe de Meudon (Hauts-de-Seine) pour fabriquer l'autel, l'ambon, le support pour la statue de la Vierge et les sièges pour les évêques qui seront utilisés lors de la messe.
"Les jeunes sont heureux et fiers d'avoir participé à la conception de ces meubles même ceux qui ne sont pas catholiques", a expliqué à l'AFP Monique Boudet, directrice adjointe du lycée professionnel Saint-Philippe de la fondation d'Auteuil à Meudon (Hauts-de-Seine).
Le support de la Vierge a été refait
"Le travail réalisé prendra tout son sens quand on verra le mobilier à la télévision lors de la messe qui sera retransmise dans le monde entier," a ajouté Monique Boudet. Un des jeunes, qui a travaillé sur les meubles, Arthur, 18 ans, élève en première année de menuiserie à Meudon, sera présent samedi à la messe des Invalides.
Pour réaliser l'autel et les sièges dévolus aux évêques, trois professeurs ont dû travailler pendant leurs vacances en juillet, une fois leurs élèves partis. Le support pour la statue de la Vierge qui ne convenait pas aux émissaires du pape a dû être refait "dans le stress" et n'a été terminé que mercredi.
Pour une telle commande, "les exigences sont particulières, le type de bois est imposé, le cahier des charges est serré, les plans sont précis, il n'y a pas de libre cours à l'imagination", a relevé Monique Boudet.
Un siège en sycomore
Le siège papal fabriqué dans les ateliers de menuiserie de l'établissement Saint-Jean à Sannois (Val-d'Oise) a ainsi été réalisé en sycomore, symbole de l'éternité dans la Bible, dont la couleur très claire s'accorde bien avec le "blanc papal", selon la fondation d'Auteuil.
Plusieurs établissements de la fondation ont également été mis à contribution pour travailler sur les 12 oliviers et les jardinières qui seront installés aux Invalides. Enfin, le chœur gospel de la fondation, "Family one", animera la veillée du vendredi sur le parvis de Notre-Dame.
La fondation d'Auteuil est une fondation catholique consacrée à l'accueil, la formation et l'aide à l'insertion de jeunes en difficultés sociales.
Autel, siège papal, support pour la statue de la Vierge: une partie du mobilier et de la décoration florale de la messe du pape prévue samedi aux Invalides à Paris a été fabriquée par des jeunes en difficulté de la fondation d'Auteuil.
Près de deux cents heures de travail ont été nécessaires aux jeunes du lycée professionnel Saint-Philippe de Meudon (Hauts-de-Seine) pour fabriquer l'autel, l'ambon, le support pour la statue de la Vierge et les sièges pour les évêques qui seront utilisés lors de la messe.
"Les jeunes sont heureux et fiers d'avoir participé à la conception de ces meubles même ceux qui ne sont pas catholiques", a expliqué à l'AFP Monique Boudet, directrice adjointe du lycée professionnel Saint-Philippe de la fondation d'Auteuil à Meudon (Hauts-de-Seine).
Le support de la Vierge a été refait
"Le travail réalisé prendra tout son sens quand on verra le mobilier à la télévision lors de la messe qui sera retransmise dans le monde entier," a ajouté Monique Boudet. Un des jeunes, qui a travaillé sur les meubles, Arthur, 18 ans, élève en première année de menuiserie à Meudon, sera présent samedi à la messe des Invalides.
Pour réaliser l'autel et les sièges dévolus aux évêques, trois professeurs ont dû travailler pendant leurs vacances en juillet, une fois leurs élèves partis. Le support pour la statue de la Vierge qui ne convenait pas aux émissaires du pape a dû être refait "dans le stress" et n'a été terminé que mercredi.
Pour une telle commande, "les exigences sont particulières, le type de bois est imposé, le cahier des charges est serré, les plans sont précis, il n'y a pas de libre cours à l'imagination", a relevé Monique Boudet.
Un siège en sycomore
Le siège papal fabriqué dans les ateliers de menuiserie de l'établissement Saint-Jean à Sannois (Val-d'Oise) a ainsi été réalisé en sycomore, symbole de l'éternité dans la Bible, dont la couleur très claire s'accorde bien avec le "blanc papal", selon la fondation d'Auteuil.
Plusieurs établissements de la fondation ont également été mis à contribution pour travailler sur les 12 oliviers et les jardinières qui seront installés aux Invalides. Enfin, le chœur gospel de la fondation, "Family one", animera la veillée du vendredi sur le parvis de Notre-Dame.
La fondation d'Auteuil est une fondation catholique consacrée à l'accueil, la formation et l'aide à l'insertion de jeunes en difficultés sociales.
Elle accueille près de 10.000 jeunes dans ses 170 établissements en France.
Visite papale : 14 millions d'euros prélevés sur les fonds publics !

L'Eglise catholique, le gouvernement, Bertrand Delanoë et Jean-Paul Huchon veulent faire du collège des Bernardins une vitrine intellectuelle.
Dans son édition du 1er septembre, LE MONDE nous apprend que "plus de sept siècles après sa création, le collège des Bernardins va retrouver l'une de ses vocations premières, la formation ainsi que les échanges intellectuels inspirés par l'Eglise catholique, et offrir au public la splendeur de son architecture gothique entièrement restaurée après plusieurs années de travaux dirigés par l'architecte Jean-Michel Wilmotte".
Fondé en 1245 par un moine cistercien convaincu que le renouveau de l'Eglise du Moyen Age passait par la formation, cet ensemble architectural, situé à quelques centaines de mètres de la cathédrale Notre-Dame, à Paris, a été inauguré le jeudi 4 septembre par la ministre de la culture, Christine Albanel, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, et le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, dont le diocèse est propriétaire des lieux.
Dans son édition du 1er septembre, LE MONDE nous apprend que "plus de sept siècles après sa création, le collège des Bernardins va retrouver l'une de ses vocations premières, la formation ainsi que les échanges intellectuels inspirés par l'Eglise catholique, et offrir au public la splendeur de son architecture gothique entièrement restaurée après plusieurs années de travaux dirigés par l'architecte Jean-Michel Wilmotte".
Fondé en 1245 par un moine cistercien convaincu que le renouveau de l'Eglise du Moyen Age passait par la formation, cet ensemble architectural, situé à quelques centaines de mètres de la cathédrale Notre-Dame, à Paris, a été inauguré le jeudi 4 septembre par la ministre de la culture, Christine Albanel, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, et le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, dont le diocèse est propriétaire des lieux.
C'est en 2001, sous l'impulsion de Mgr Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris jusqu'à sa mort en 2007, que le diocèse s'est porté acquéreur du lieu.
Propriété de la Ville de Paris après avoir été vendu comme bien national à la Révolution, il avait été transformé en entrepôt, en caserne de pompiers puis en internat pour l'école de police.
Le journalpoursuit : "Le cardinal entendait rendre aux Bernardins le rayonnement du passé.
Après avoir fondé à Paris l'Ecole cathédrale, un lieu de formation théologique et spirituelle destiné aux catholiques, laïcs et religieux, il souhaitait surtout promouvoir un lieu de réflexion sur l'avenir de l'homme dans la société et ouvrir un espace dans lequel l'Eglise catholique pourrait affirmer sa visibilité et faire entendre sa voix. "L'ouverture des Bernardins va nous aider à entrer en relation avec les grandes questions de société et nous donner l'occasion de contribuer à la réflexion", assure Mgr André Vingt-Trois, l'archevêque actuel, "fils spirituel" de son prédécesseur. "
Après avoir fondé à Paris l'Ecole cathédrale, un lieu de formation théologique et spirituelle destiné aux catholiques, laïcs et religieux, il souhaitait surtout promouvoir un lieu de réflexion sur l'avenir de l'homme dans la société et ouvrir un espace dans lequel l'Eglise catholique pourrait affirmer sa visibilité et faire entendre sa voix. "L'ouverture des Bernardins va nous aider à entrer en relation avec les grandes questions de société et nous donner l'occasion de contribuer à la réflexion", assure Mgr André Vingt-Trois, l'archevêque actuel, "fils spirituel" de son prédécesseur. "
Mais voyez comme la vie est bien faite : tout est prêt le 4 septembre, on inaugure avec tout le gratin, et devinez qui vient dîner le 12 ?
"Signe de l'importance que l'Eglise catholique entend donner à cette nouvelle vitrine intellectuelle : la venue, le 12 septembre, du pape Benoît XVI, qui tiendra aux Bernardins un discours particulièrement attendu sur la relation entre la foi et la culture moderne.
"Signe de l'importance que l'Eglise catholique entend donner à cette nouvelle vitrine intellectuelle : la venue, le 12 septembre, du pape Benoît XVI, qui tiendra aux Bernardins un discours particulièrement attendu sur la relation entre la foi et la culture moderne.
Il s'exprimera devant 700 représentants du monde culturel, rassemblés dans la nef de 1 000 m², pièce maîtresse du collège. "Le passage du pape aux Bernardins marque l'intérêt que l'Eglise porte à l'avenir de notre humanité", souligne Mgr Vingt-Trois.
DÉBATS, CONCERTS, EXPOSITIONS
Après le passage du pape, le collège démarrera ses activités. "Cinq départements de recherche dirigés par un prêtre et un universitaire travailleront durant deux ans sur le développement durable, l'éducation, l'éthique et la santé, l'histoire de l'homme et des sociétés, le judaïsme et le christianisme", précise Mgr Jérôme Beau, directeur du collège des Bernardins.
Des débats seront organisés chaque mardi soir. Un premier colloque sur "le sacré dans la publicité" se tiendra le 11 octobre.
Un pôle culturel proposera des concerts, des expositions et des films.
Le collège accueillera aussi les 3 000 étudiants régulièrement inscrits aux cours de l'Ecole cathédrale et les 150 séminaristes et laïcs de la faculté de théologie Notre-Dame. Vingt salles de cours et un auditorium de 260 places ont été aménagés. "
14 millions de fonds publics détournés !
L'achat et les travaux nécessaires pour mener à bien ce projet ont coûté 50 millions d'euros.
Les pouvoirs publics - Etat, Ville de Paris et Région - y ont contribué pour 14 millions au titre des monuments historiques.
Le mécénat a rapporté 6 millions d'euros.
Le diocèse complète avec les loyers d'immeubles qu'il possède dans Paris, mais compte encore sur des dons d'entreprises ou de personnes privées. "
A vot' bon coeur !
03 septembre 2008
Europe vaticane, Europe cléricale

Reportage
L'influence discrète de l'Eglise italienne
LE MONDE 01.09.08 RIMINI (ITALIE)
Ces deux-là en ont les yeux qui brillent. Présents quatre jours, Gianpietro et Caterina, un couple de Trévise, arpentent les allées de la 29° édition du "Meeting pour l'amitié entre les peuples" et croient assister à un miracle. "Et vous avez vu cette foule ?, demandent-ils, anxieux. Et cette jeunesse ! Et les regards !"
Un miracle à Rimini, station balnéaire bétonnée de l'Adriatique dont le nom évoque davantage le farniente et l'Ambre solaire qu'un mystère de la foi ? Clos samedi 30 août par une intervention de José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, le meeting de Rimini, un des plus grands rassemblements de catholiques qui se puissent voir, a battu encore une fois tous les records.
Pendant une semaine, près d'un million de visiteurs ont participé à des débats, des colloques, des expositions, des concerts... Quelque 3 000 bénévoles ont payé gîte et couvert pour guider les fidèles dans ce labyrinthe de halls d'exposition où, par le passé, ont été vus Jean Paul II, Mère Teresa, le dalaï-lama, le cardinal Ratzinger avant qu'il ne soit pape, Lech Walesa, Eugène
Ionesco, Andreï Tarkovski et bien d'autres.
Cette année encore, les politiques italiens de toutes tendances ont défilé par dizaines. Rimini, il faut en être. Chaque jour, une revue de presse est éditée pour la centaine de journalistes présents : 100 pages, rien que pour les articles de presse écrite. Du coup, les grandes entreprises ne se font pas prier pour régler la facture de 10 millions d'euros nécessaire à l'organisation de cet événement.
Mais le meeting de Rimini est aussi la partie la plus visible d'un iceberg nommé "Communion et Libération" (Comunione e Liberazione), un mouvement ecclésial fondé par Don Luigi Giussani (1922-2005). Proche de la hiérarchie et des valeurs de l'Eglise italienne, Communion et Libération a un objectif : éduquer à l'apprentissage de la foi chrétienne. Et une stratégie : infiltrer les lieux de pouvoir, à savoir l'entreprise, par le biais de la Compagnie des Œuvres, ainsi que la sphère politique, notamment en direction du centre et du Parti des libertés (PdL) de Silvio Berlusconi.
"Nous avons des membres qui font de la politique, mais nous n'avons pas vocation à en faire, explique Don Stefano Alberto, un compagnon des premières années de Communion et Libération. Et encore, il n'y a que quatre ou cinq députés dont je suis sûr qu'ils soient des nôtres." "Une dizaine, pas plus", explique à son tour Mario Mauro, vice-président du Parlement européen.
Des ministres ? "Oui, sûrement", ajoute un député, qui cite Angelino Alfano, le garde des sceaux, auteur de la loi d'immunité pour M. Berlusconi, et Mariastella Gelmini, la ministre de l'instruction. Sans par
ler de Roberto Formigoni, le puissant président de la région Lombardie.
Peu nombreuses, mais visibles et influentes, ces personnalités politiques relaient le message officiel de l'Eglise. Chaque semaine, le député Maurizio Lupi (PdL) organise une rencontre, au sein même de Montecitorio, l'Assemblée nationale italienne, des collègues membres de Communion et Libération et des sympathisants. Une réunion transpartisane où s'élaborent les synthèses, les stratégies pour les combats, notamment celui concernant l'école libre, que l'Eglise voudrait imposer au plus vite dans le calendrier du gouvernement.
"VALEURS NON NÉGOCIABLES"
Communion et Libération, branche politique de l'Eglise ? L'hypothèse fait franchement rigoler Mario Mauro : "Elle n'a pas besoin de nous. Depuis la disparition de la Démocratie chrétienne à la suite de l'opération "Mani pulite" (Mains propres), l'électorat catholique s'est replacé sur tout l'éventail. L'Eglise a des relais dans tous les partis." Communion et Libération, une "franc-maçonnerie catholique" ? Un député du Parti démocratique (centre gauche) : "Oui, ce serait plutôt quelque chose comme ça."
"Pourquoi tout le monde devrait faire de la politique, et pas nous ?", demandent les membres de Communion et Libération. Une revendication appuyée par le cardinal Bagnasco, président de la conférence épiscopale italienne lors de son intervention à l'ouverture du meeting de Rimini, le 24 août. "Ils veulent une Eglise qui reste enfermée dans l'Eglise. C'est notre droit de participer à la vie politique." Ils ? Tous ceux qui en Italie, essentiellement dans la gauche radicale, voudraient que l'Eglise n'excède pas le périmètre de ses paroisses.
Le thème choisi pour cette 29° édition du meeting de Rimini : "Ou protagoniste ou personne", pouvait aussi se lire comme la revendication de l'Eglise italienne à participer au débat politique. Mais en s'arc-boutant sur ses "valeurs non négociables" (IVG, fécondation artificielle, cellules souches, euthanasie), la recherche de consensus est difficile. "C'est un peu délicat de discuter avec eux", euphémise Sandro Gozi, député du Parti démocratique, présent lui aussi à Rimini.
Mais, de tout cela, Gianpietro et Caterina n'ont rien vu. "Dites surtout que c'est extraordinaire", supplient-ils en disparaissant.
L'influence discrète de l'Eglise italienne
LE MONDE 01.09.08 RIMINI (ITALIE)
ENVOYÉ SPÉCIAL Philippe Ridet
Ces deux-là en ont les yeux qui brillent. Présents quatre jours, Gianpietro et Caterina, un couple de Trévise, arpentent les allées de la 29° édition du "Meeting pour l'amitié entre les peuples" et croient assister à un miracle. "Et vous avez vu cette foule ?, demandent-ils, anxieux. Et cette jeunesse ! Et les regards !"
Un miracle à Rimini, station balnéaire bétonnée de l'Adriatique dont le nom évoque davantage le farniente et l'Ambre solaire qu'un mystère de la foi ? Clos samedi 30 août par une intervention de José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, le meeting de Rimini, un des plus grands rassemblements de catholiques qui se puissent voir, a battu encore une fois tous les records.
Pendant une semaine, près d'un million de visiteurs ont participé à des débats, des colloques, des expositions, des concerts... Quelque 3 000 bénévoles ont payé gîte et couvert pour guider les fidèles dans ce labyrinthe de halls d'exposition où, par le passé, ont été vus Jean Paul II, Mère Teresa, le dalaï-lama, le cardinal Ratzinger avant qu'il ne soit pape, Lech Walesa, Eugène
Ionesco, Andreï Tarkovski et bien d'autres.Cette année encore, les politiques italiens de toutes tendances ont défilé par dizaines. Rimini, il faut en être. Chaque jour, une revue de presse est éditée pour la centaine de journalistes présents : 100 pages, rien que pour les articles de presse écrite. Du coup, les grandes entreprises ne se font pas prier pour régler la facture de 10 millions d'euros nécessaire à l'organisation de cet événement.
Mais le meeting de Rimini est aussi la partie la plus visible d'un iceberg nommé "Communion et Libération" (Comunione e Liberazione), un mouvement ecclésial fondé par Don Luigi Giussani (1922-2005). Proche de la hiérarchie et des valeurs de l'Eglise italienne, Communion et Libération a un objectif : éduquer à l'apprentissage de la foi chrétienne. Et une stratégie : infiltrer les lieux de pouvoir, à savoir l'entreprise, par le biais de la Compagnie des Œuvres, ainsi que la sphère politique, notamment en direction du centre et du Parti des libertés (PdL) de Silvio Berlusconi.
"Nous avons des membres qui font de la politique, mais nous n'avons pas vocation à en faire, explique Don Stefano Alberto, un compagnon des premières années de Communion et Libération. Et encore, il n'y a que quatre ou cinq députés dont je suis sûr qu'ils soient des nôtres." "Une dizaine, pas plus", explique à son tour Mario Mauro, vice-président du Parlement européen.
Des ministres ? "Oui, sûrement", ajoute un député, qui cite Angelino Alfano, le garde des sceaux, auteur de la loi d'immunité pour M. Berlusconi, et Mariastella Gelmini, la ministre de l'instruction. Sans par
Peu nombreuses, mais visibles et influentes, ces personnalités politiques relaient le message officiel de l'Eglise. Chaque semaine, le député Maurizio Lupi (PdL) organise une rencontre, au sein même de Montecitorio, l'Assemblée nationale italienne, des collègues membres de Communion et Libération et des sympathisants. Une réunion transpartisane où s'élaborent les synthèses, les stratégies pour les combats, notamment celui concernant l'école libre, que l'Eglise voudrait imposer au plus vite dans le calendrier du gouvernement.
"VALEURS NON NÉGOCIABLES"
Communion et Libération, branche politique de l'Eglise ? L'hypothèse fait franchement rigoler Mario Mauro : "Elle n'a pas besoin de nous. Depuis la disparition de la Démocratie chrétienne à la suite de l'opération "Mani pulite" (Mains propres), l'électorat catholique s'est replacé sur tout l'éventail. L'Eglise a des relais dans tous les partis." Communion et Libération, une "franc-maçonnerie catholique" ? Un député du Parti démocratique (centre gauche) : "Oui, ce serait plutôt quelque chose comme ça."
"Pourquoi tout le monde devrait faire de la politique, et pas nous ?", demandent les membres de Communion et Libération. Une revendication appuyée par le cardinal Bagnasco, président de la conférence épiscopale italienne lors de son intervention à l'ouverture du meeting de Rimini, le 24 août. "Ils veulent une Eglise qui reste enfermée dans l'Eglise. C'est notre droit de participer à la vie politique." Ils ? Tous ceux qui en Italie, essentiellement dans la gauche radicale, voudraient que l'Eglise n'excède pas le périmètre de ses paroisses.
Le thème choisi pour cette 29° édition du meeting de Rimini : "Ou protagoniste ou personne", pouvait aussi se lire comme la revendication de l'Eglise italienne à participer au débat politique. Mais en s'arc-boutant sur ses "valeurs non négociables" (IVG, fécondation artificielle, cellules souches, euthanasie), la recherche de consensus est difficile. "C'est un peu délicat de discuter avec eux", euphémise Sandro Gozi, député du Parti démocratique, présent lui aussi à Rimini.
Mais, de tout cela, Gianpietro et Caterina n'ont rien vu. "Dites surtout que c'est extraordinaire", supplient-ils en disparaissant.
Lettre au Président de la République
FEDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSEE
Membre de l’Union Internationale Humaniste et Laïque
A l’occasion du 150ème anniversaire de l’apparition de la vierge à Bernadette Soubirous, le Pape Benoît XVI sera reçu à Lourdes le 14 septembre 2008. Conjointement, il a été décidé, sur votre invitation, qu’il visiterait la capitale et prononcerait une homélie et dirigerait un office religieux sur l’esplanade des Invalides.
La Fédération Nationale de la Libre Pensée, association initiée depuis 160 ans, prend acte de cette visite qui correspond aux souhaits des catholiques de notre pays. Il nous semble toutefois que ces manifestations, de caractère religieux, ne peuvent et ne doivent pas être supportées, financièrement, par le Trésor Public.
C’est la raison pour laquelle nous avons demandé aux collectivités locales directement intéressées : ville de Lourdes, Conseil général et Région Midi-Pyrénées, de refuser de subventionner, directement ou indirectement, les frais de voyage et de réception consécutifs à cette invitation.
S’agissant de la réception à Paris, nous considérons, après consultation des Etats recensés à l’ONU et contribuant au financement des institutions internationales, que le Vatican n’est pas un Etat, il figure d’ailleurs comme observateur dans lesdites institutions. Il suffit d’ailleurs de consulter les accords de Latran pour confirmer qu’il s’agit d’une attribution de terrain pour le Saint Siège et en aucun cas une reconnaissance d’un pays et d’une Nation sur la base de l’identité religieuse.
En conséquence, prendre en charge les frais de réception se ferait en violation de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat qui mentionne dans son article 2 que la République ne salarie ni ne finance les religions.
Monsieur le Président de la République, au nom de la Fédération Nationale de la Libre Pensée, au nom de la laïcité à laquelle 72% des français sont attachés (selon le journal catholique La Croix), je vous serais reconnaissant de bien vouloir nous indiquer le montant des frais inhérents à ces visites.
Je m’engage à rendre public vos informations. Il reste entendu que nous ne confondons pas subvention et prise en charge des frais de réception et la protection nécessaire pour assurer la sécurité de tout voyageur sur le territoire français.
Avec ma plus haute considération et mes sentiments républicains et laïques.
Blondel Marc
Président de la Fédération nationale de la Libre Pensée
Membre de l’Union Internationale Humaniste et Laïque
A l’occasion du 150ème anniversaire de l’apparition de la vierge à Bernadette Soubirous, le Pape Benoît XVI sera reçu à Lourdes le 14 septembre 2008. Conjointement, il a été décidé, sur votre invitation, qu’il visiterait la capitale et prononcerait une homélie et dirigerait un office religieux sur l’esplanade des Invalides.
La Fédération Nationale de la Libre Pensée, association initiée depuis 160 ans, prend acte de cette visite qui correspond aux souhaits des catholiques de notre pays. Il nous semble toutefois que ces manifestations, de caractère religieux, ne peuvent et ne doivent pas être supportées, financièrement, par le Trésor Public.
C’est la raison pour laquelle nous avons demandé aux collectivités locales directement intéressées : ville de Lourdes, Conseil général et Région Midi-Pyrénées, de refuser de subventionner, directement ou indirectement, les frais de voyage et de réception consécutifs à cette invitation.
S’agissant de la réception à Paris, nous considérons, après consultation des Etats recensés à l’ONU et contribuant au financement des institutions internationales, que le Vatican n’est pas un Etat, il figure d’ailleurs comme observateur dans lesdites institutions. Il suffit d’ailleurs de consulter les accords de Latran pour confirmer qu’il s’agit d’une attribution de terrain pour le Saint Siège et en aucun cas une reconnaissance d’un pays et d’une Nation sur la base de l’identité religieuse.
En conséquence, prendre en charge les frais de réception se ferait en violation de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat qui mentionne dans son article 2 que la République ne salarie ni ne finance les religions.
Monsieur le Président de la République, au nom de la Fédération Nationale de la Libre Pensée, au nom de la laïcité à laquelle 72% des français sont attachés (selon le journal catholique La Croix), je vous serais reconnaissant de bien vouloir nous indiquer le montant des frais inhérents à ces visites.
Je m’engage à rendre public vos informations. Il reste entendu que nous ne confondons pas subvention et prise en charge des frais de réception et la protection nécessaire pour assurer la sécurité de tout voyageur sur le territoire français.
Avec ma plus haute considération et mes sentiments républicains et laïques.
Blondel Marc
Président de la Fédération nationale de la Libre Pensée
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